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En France, on a perdu le bon sens paysan !

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En France, on a perdu le bon sens paysan !

Mais où est passé notre bon sens paysan ? 

Bien connaître les forces et les faiblesses de son Industrie, de son Commerce, de ses Services pour un pays telle que la France, c’est effectivement primordial pour « piloter un pays développé » : de nombreuses analyses, études et articles de nos confrères du secteur du conseil en stratégie et en management vous en donnent un panorama à fréquence élevée ces temps-ci, avec leurs recommandations !

Dans ce moment historique d’une crise sanitaire, économique, … sans précédent

Que faut-il en retenir de cette masse d’informations publiée à une vitesse « folle » chaque jour, heure, seconde ?

Qu’apprenons-nous de cette période de « guerre » d’un type un peu nouveau pour nous Français ?

Mais où donc est passé le Bon Sens Paysan de chaque personne ?

Voici quelques pistes pour vous éclairer

L’œil de Marula Conseil depuis son arbre

La Chine qui tombe malade, puis le Monde entier, la Supply Chain mondiale qui se grippe, un très grande nombre d’entreprises qui fonctionnent au ralenti, et subissent un Stop rude (n’oublions pas cette mise à l’arrêt du jour au lendemain mi-mars dernier !), le changement de mode de travail pour beaucoup d’employés (télétravail ou activité partielle), des drames familiaux et des pertes humaines qui ne vont malheureusement pas s’arrêter en tournant le bouton ON, de belles images et messages du « front » et de nos combattant(e)s 7jours/7 et 24heures/24 applaudies chaque jour par beaucoup d’entre nous, des rues quasi désertes, des entrepôts au ralenti, des livraisons quasi inexistantes malgré une certaine continuité d’achats consuméristes,  les incertitudes de chacun sur l’avenir proche et à plus long terme,  des dispositifs « exceptionnels » de prêts bancaires sans suretés réelles proposées par les organismes bancaires et des réponses par des aides d’État pour limiter les impacts de cette « foutue » crise COVID-19 et préserver un semblant de continuité de l’activité économique (des millions d’EUR par ici, des milliards EUR par là …) puis des plans de retour à la normal (« sur la comète » pour certains, ou de continuité d’activité élaborés à vitesse grand V pour d’autres), des équipes qui restent mobilisées et mettent en place une organisation dédiée, de nouveaux réseaux d’entraide qui naissent, des métiers qui s’adaptent à ce nouveau contexte de distance avec leurs clients et mettent en place des visios communication, des masques et autres produits (gel hydroalcoolique, …) en cours de production à une capacité telle que cela ne suffit pas pour satisfaire les besoins de nos citoyens français et européens, alors chacun le conçoit chez lui …

Et ce silence dans les rues ou dans l’environnement proche qui nous entoure, les chants des oiseaux, un air rempli de pollen et peu de polluants produits par nous les êtres vivants : Quels Changements, n’est-ce pas ?

Mieux se connaitre

Comment améliorer la connaissance du fonctionnement de mes fournisseurs ?

Par quelles actions puis-je établir une plus grande proximité avec mes clients fidèles ?

Quelle est l’origine exacte des compositions des produits que j’achète pour manger, pour produire, pour transformer…

N’est-ce pas le moment de se poser ces questions plutôt « essentielles » !

Chez Marula Conseil, nous nous étonnons souvent que des personnes aussi avisées et conseillées puissent sciemment dresser un portrait « idéal » dans des journaux, lors d’évènements ou sur les réseaux pros, et enjolivent le quotidien réel des entreprises françaises ou à l’étranger.

La réalité est pourtant beaucoup plus nuancée et diverse, et nous occupons d’ailleurs une place de choix pour observer cette réalité au sein des entreprises que l’on accompagne depuis des années déjà.

Nous côtoyons des entrepreneurs qui travaillent avec énergie, avec le (bon) sens de l’efficacité technique et économique, qui n’hésitent pas à se remettre en cause, qui s’interrogent sur leur parcours passé et à venir, qui ont une certaine préoccupation écologique, qui pensent à mettre leurs employés dans des conditions optimales de travail … mais nous croisons aussi des acteurs avides de croissance immodérée de leur entreprise, fascinés par la massification de leur outil de travail, par le progrès technologique et par l’automatisation (mécanisation…) couteuse qui provoquent des investissements parfois déraisonnables, peu concernés par l’impact environnemental désastreux de leurs prouesses techniques, des personnes pour qui seul comptent les performances pures de leur « troupeau » ou de leurs cultures, au détriment parfois (souvent d’ailleurs) de leur propre rentabilité économique.

Mais il existe également des gens qui se trompent (nous aussi!), qui s’enferment dans des choix et techniques alternatives sans issue ou qui font l’impasse sur la nécessaire analyse économique de leur activité, des personnes à qui il manque la rigueur du travail achevé, la cohérence des décisions, et même peut être, des acteurs opportunistes, séduits par exemple par un prix supérieur des produits à importer et qui ont décidé de tourner casaque pour profiter de l’aubaine…

D’autres, certain(e)s (je ne résiste pas à l’envie gourmande de préciser qu’ils sont probablement une majorité dans notre si beau pays !) font un travail remarquable. Infatigables chercheurs « à l’écoute » des meilleurs techniques pour satisfaire leurs clients, préserver leurs marges sans pesticides bancaires, pour trouver le meilleur compromis entre recherche de performances techniques et organisationnelles suffisantes et longévité de leurs entreprises, ils parviennent au bout de la chaîne, à proposer au consommateur que nous sommes tou(te)s, des produits souvent très sains, plutôt utiles, de bonne « facture » et à un prix souvent abordable pour un grand nombre.

Somme toute, il n’y a pas que de bons élèves, il y en a aussi de mauvais, et il est sage de le reconnaître, question d’honnêteté intellectuelle !

Et Oui, les besoins primaires, nos besoins VITAUX de la pyramide de MASLOW ont et auront toujours besoin d’être satisfaits !

Mais cette crise nous montre aussi (et même davantage !) qu’il est important de satisfaire nos besoins sociaux et de reconnaissance, même à distance !

 Trouver le Bon compromis

« Il faut réapprendre à penser le sol » disait Yves Hardy, conseiller en agronomie formé à la méthode Hérody.

A notre humble niveau, les membres de la Team de Marula Conseil font souvent l’analyse qu’il manque chez beaucoup d’entreprises du secteur Industriel ou du Commerce, un réel appétit pour l’économie, pour l’analyse critique de ses résultats économiques, afin d’orienter ses choix techniques vers une rentabilité améliorée.

Combien d’industriels connaissent précisément et réellement leur coût de production ?

Combien de commerçants connaissent précisément et réellement leur marge commerciale ?

Combien savent-ils situer (et mesurer) leur efficacité économique ?

Assez peu en somme, trop peu, alors même que de nouveaux produits sortent des usines chaque année, et alors même que de nouveaux clients arrivent et consomment et d’autres s’en vont !

Bien qu’il soit impossible de remettre radicalement en question les principes actuels de nos échanges internationaux, de nos modes de consommation, et de nos actions quotidiennes d’un coup de baguette magique, il convient de réaliser des premiers gestes pour tendre vers un Bon compromis acceptable par la majorité de nous tous, et

  • D’observer le terrain des innovations possibles, à l’aide d’une approche simple et pragmatique (un environnement sain (voir le ciel bleu) est plus agréable à vivre que pollué par exemple !),
  • D’analyser en mode « laboratoire » puis de produire en mode « TRY and MAKE », pour compléter l’observation de terrain,
  • De prendre des décisions concrètes, réfléchies, surtout pragmatiques, et partagées par une large communauté,
  • De réaliser les actions qui ont été murement réfléchies auparavant, et de les mener en toute connaissance, à son terme souvent, avec des retours rapides, efficaces et d’anticiper de nouvelles à moyen et plus long terme

Et comment peut-on trouver ensemble ce Bon compromis ?

Quelle est la Clé de cette porte qui nous ouvre vers un ailleurs meilleur ?

 Jouer Collectif

« C’est au pied du mur qu’on reconnait mieux le mur. »

De notre poste d’observation chez Marula Conseil, nous remarquons souvent que beaucoup d’industriels confondent vitesse et précipitation, volume de produits et rentabilité, agilité et collaboration, pensant parfois confusément que plus on produit, plus on gagne, notamment grâce aux fameuses économies d’échelle chères à l’industrie.

Depuis les années 2000, et même un peu auparavant, un appétit et une logique d’agrandissement démesurée, d’optimisation des coûts de matière et délocalisation dans les pays à bas coût se sont mis en place.

On a vu ainsi des exploitations agricoles doubler de volumes quasiment du jour au lendemain, avec des investissements matériels conséquents à la clé. Bien souvent ces agrandissements mégalomaniaques s’accompagnent de la mise en place de systèmes de production intensifs et uniformes, où les vaches ne sortent quasiment plus au pâturage et où le dispendieux maïs ensilage occupe une place de choix. Adieu verts pâturages sources de biodiversité, de maintien des haies bocagères, et bienvenue dans l’ère de la mécanisation sans limite.

Mais la rentabilité espérée n’a pas toujours suivi et la chute des prix du lait en 2016 aura été fatale pour un certain nombre d’imprudents.

Ainsi, finalement, nous prenons de la distance (et nous échangeons beaucoup par téléphone sur) et surtout nous relativisons souvent nos conseils prônés lors de nos interventions avec en tête cette notion chère en agriculture : il serait peut-être temps de retrouver un peu de bon sens paysan !

Si l’on pouvait définir ce qu’est le bon sens paysan, c’est certainement cette capacité à raisonner et enchainer des jugements de manière rigoureuse en allant directement vers une conclusion qui une fois formulée semble évidente.

Nous traversons actuellement une période d’incertitude et d’inquiétude dont nous nous souviendrons longtemps.

Une façon certaine de s’en sortir, c’est de courir ensemble (à distance réglementaire en ce moment !), pas forcément plus vite mais de jouer collectif, comme en rugby, valeur forte de ce sport si emblématique et que nous aimons beaucoup dans la Team Marula Conseil.

Portez-vous bien, et prenez soin de vous, et de vos proches …

L’équipe Marula Conseil

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